Le cerisier, l'arbre fruitier préféré des Français
9 févr. 2026
Symbole du retour des beaux jours avec sa floraison blanche, le cerisier (Prunus avium ou Prunus cerasus) est l'arbre fruitier le plus plébiscité dans les vergers et les jardins des Français. Peut-être parce qu'au-delà de sa floraison enchanteresse, c'est une promesse de cerises juteuses, à déguster au pied de l'arbre ou dans des clafoutis gourmands. Bien qu'il soit relativement robuste, le cerisier demande toutefois quelques petites attentions. Quant à la réussite de la culture et de la récolte, elle repose sur trois points essentiels qui sont le choix de la variété la plus adaptée à vos besoins, une plantation soignée et un entretien régulier. On vous explique tout.
Comment choisir un cerisier ?
Comme pour la plupart des arbres fruitiers, le choix d'un cerisier ne se fait pas au hasard ou sur un coup de tête. Plusieurs critères entrent en compte pour faire le meilleur choix. En sélectionnant le cerisier le plus adapté à vos contraintes et à vos besoins, vous êtes assuré d'avoir une récolte abondante sur un arbre en bonne santé.
L'importance de la pollinisation
Autofertile ou pas ? Cette notion est essentielle pour choisir un cerisier. En effet, un cerisier autofertile permet d'obtenir des fruits même s'il est cultivé seul. En revanche, un arbre non autofertile ou autostérile doit être pollinisé par une autre variété plantée à proximité.
Donc, si vous avez un petit jardin, votre choix se portera sur une variété autofertile comme Stella compact, Sylvia ou les cerisiers nains Cherry me Lapins Fruit me® ou Cherry me Burlat Fruit me®. Pour autant, même avec ces variétés, le rendement est meilleur si la pollinisation est croisée.
À l'inverse, beaucoup de variétés classiques de cerisier nécessitent une pollinisation croisée. Par exemple, le célèbre Burlat peut être pollinisé par les cerisiers bigarreaux Van ou Napoléon. En revanche, Napoléon peut être pollinisé par Hedelfingen. Autant dire qu'il faut bien se renseigner avant de se décider...
Selon l'espace disponible
La vigueur de l'arbre est déterminante. Si vous disposez d'un grand terrain, un scion classique de Bigarreau Napoléon, excellent pour les conserves et confitures, s'épanouira pleinement.
Pour les espaces restreints, les terrasses ou les balcons, tournez-vous vers les formes naines. La variété Sylvia bénéficie d'un port colonnaire, idéal sur un espace réduit, et Romeo un port compact. Et malgré leur taille réduite qui n'excède guère 2 m de haut et de large, ces cerisiers s'avèrent très productifs, avec une mise à fruits très rapide.
Enfin, pour une haie gourmande ou une touche d'originalité, le Ragoumier ou cerisier du Nankin est un arbuste buissonnant aux petites baies acidulées très décoratif.
Suivant la période de récolte
Si vous avez la chance de pouvoir planter plusieurs cerisiers, et pour ne pas récolter toutes vos cerises à la même période, il est judicieux de choisir des variétés aux maturités décalées.
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Les variétés précoces pour des cerises fin mai début juin : le Burlat et ses gros fruits rouges est la référence
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Les variétés de saison pour une récolte en juin : le bigarreau Summit offre des fruits en forme de cœur, tandis que le bigarreau Cœur de pigeon se distingue pas ses cerises bicolores à la chair ferme
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Les variétés tardives pour des cerises en juillet : les variétés Kordia et Regina produisent des cerises rouge foncé à la chair ferme et juteuse.

Comment planter un cerisier ?
La plantation est une étape essentielle. Comme un cerisier peut vivre plusieurs décennies, lui offrir un bon départ est primordial.
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La période idéale pour planter un cerisier se situe entre novembre et mars, pendant le repos végétatif de l'arbre, évidemment en période hors gel. La plantation en automne, autour de la Sainte-Catherine, est souvent privilégiée, car elle permet aux racines de s'installer avant les grands froids et d'être prêtes dès le redémarrage printanier
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Le type de sol : le cerisier est très accommodant mais il déteste avoir les pieds dans l'eau. Il exige donc un sol parfaitement drainé, mais il s'adapte à de nombreux types de terres, sablonneuses, argileuses ou calcaires
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L'emplacement : choisissez une exposition ensoleillée mais protégée des vents dominants qui pourraient abîmer la floraison fragile au printemps
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Le tuteurage : placez un tuteur solide au fond du trou, légèrement décentré, du côté des vents dominants, avant d'installer l'arbre.
Comment entretenir un cerisier ?
Une fois installé, le cerisier demande proportionnellement moins de travail que le pommier ou le poirier, mais quelques soins restent indispensables.
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L'arrosage : durant les deux premières années, l'arrosage doit être régulier pendant l'été pour assurer la reprise
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Le paillage : un paillage organique d'écorces, de paille, ou de tontes de gazon sèches au pied de l'arbre permet de maintenir l'humidité, d'éviter la concurrence des mauvaises herbes et de protéger les racines du gel en hiver
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La taille : le cerisier étant sensible aux maladies cryptogamiques et à la gommose, il n'aime pas les tailles sévères. Pour autant, les premières années, une taille de formation permet d'équilibrer la silhouette. Ensuite, la taille d'entretien tous les 3 à 4 ans consiste à supprimer le bois mort et les branches qui se croisent à l'intérieur. Cette taille se fait essentiellement en fin d'été, après la récolte, entre août et septembre. Il faut bien appliquer un mastic cicatrisant sur les grosses coupes
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La protection contre les maladies et les nuisibles : le cerisier peut se montrer sensible à la moniliose. Pour l'éviter, il faut ramasser les fruits momifiés. Côté ravageurs, les pucerons sont à craindre, mais un bon jet d'eau peut les éliminer
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La fertilisation : à chaque automne, apportez un peu de compost ou de fumier bien décomposé en surface, sous la couronne de l'arbre. Au printemps, un engrais spécial fruitiers à libération lente peut soutenir la production de fruits.
